J’ai testé MyWhoosh pendant 1 an : voici ce qu’ils ne disent pas dans la fiche technique

Marre de payer 15€ par mois pour rouler virtuellement ? Je me suis lancé le défi de passer une année entière sur MyWhoosh, l’outsider gratuit qui bouscule le monde du cyclisme connecté. Entre promesses marketing et réalité du terrain, voici mon bilan sans filtre.


Au programme de ce test longue durée

  1. L’installation : Préparez vos processeurs
  2. Sensations de pédalage : Le diable est dans les détails
  3. Le contenu : On ne s’ennuie pas (vraiment)
  4. Le « Hic » : Ce qui manque encore
  5. Pourquoi est-ce gratuit ? (Le vrai secret)
  6. Verdict : Faut-il franchir le pas en 2026 ?

Test longue durée MyWhoosh home-trainer connecté.

1. L’installation : Préparez vos processeurs

La fiche technique vante des graphismes « Next-Gen ». C’est vrai, c’est superbe… si vous avez le matériel. Contrairement à ses concurrents qui tournent sur une vieille tablette, MyWhoosh est gourmand.

Après un an de pratique, mon premier conseil est celui-ci : ne tentez pas l’expérience avec un smartphone d’entrée de gamme. Pour profiter du 4K promis, il vous faudra une machine de guerre. Sur mon iPad Pro, l’expérience est bluffante, mais sur mon ancien PC, le ventilateur hurlait plus fort que moi dans les cols à 12 %.

2. Sensations de pédalage : Le diable est dans les détails

Ce qu’on ne vous dit pas, c’est que la physique de groupe est radicalement différente de celle de Zwift.

  • L’aspiration : Elle est plus « nerveuse ». Il est plus facile de se faire lâcher si on ne surveille pas les watts à la seconde près.
  • Le réalisme des pentes : Les transitions de résistance sur mon home-trainer (Elite Direto XR) sont extrêmement fluides, parfois même plus naturelles que chez la concurrence.

3. Le contenu : On ne s’ennuie pas (vraiment)

Passer un an sur les mêmes routes pourrait être monotone. Pourtant, MyWhoosh a multiplié les mises à jour. Les mondes de Belgique et de Colombie sont des chefs-d’œuvre visuels. Côté entraînement, la plateforme est une mine d’or. Les plans sont conçus par des coachs de l’UCI World Tour (UAE Team Emirates oblige). C’est pro, c’est carré, et c’est surtout totalement gratuit.


Interface entraînement MyWhoosh plan de coaching gratuit.

4. Le « Hic » : Ce qui manque encore

Tout n’est pas rose au pays du gratuit. Voici ce qui m’a manqué durant ces 12 mois :

  1. La densité de population : On se sent parfois seul sur la route. Si vous aimez l’aspect « réseau social » et croiser 5 000 personnes à chaque carrefour, vous serez déçu.
  2. L’ergonomie des menus : C’est encore un peu labyrinthique. Trouver une course spécifique demande parfois trop de clics.

5. Pourquoi est-ce gratuit ? (Le vrai secret)

C’est la question que tout le monde se pose. Après un an, la réponse est claire : MyWhoosh est un outil de « soft power » pour les Émirats arabes unis et un laboratoire technologique. Il n’y a pas de publicité intrusive, pas de revente de données suspectes constatée. Ils veulent devenir le standard mondial de l’e-sport cycliste (en témoigne l’organisation des Mondiaux UCI chez eux).


Verdict : Faut-il franchir le pas en 2026 ?

Oui, mille fois oui. Si vous avez un matériel décent, il n’y a aucune raison objective de payer un abonnement ailleurs pour faire vos séances de fractionné. MyWhoosh n’est plus le « petit jeu gratuit » des débuts, c’est un simulateur sérieux qui n’a rien à envier aux géants du secteur.

Les + :

  • Graphismes époustouflants.
  • Plans d’entraînement niveau pro.
  • 0€ par mois (une économie de 180€/an).

Les – :

  • Nécessite une configuration puissante.
  • Communauté encore réduite par rapport à Zwift.